PUBBLICAZIONI / Cahiers de littérature française IV: Racine


Collana Cahiers de littérature française

Gabriella Violato, Francesco Fiorentino (dir.)

Cahiers de littérature française IV: Racine, Bergamo/Paris, Sestante Edizioni /L'Harmattan, 2006

p. 226
ISBN 978-88-95184-13-5
Euro 15.50

L’écho des manifestations liées au tricentenaire de la mort de Racine, qui a marqué la fin du millénaire, ne s’est pas encore affaibli. Nombre d’essais, d’actes de colloques et de numéros spéciaux ont paru pour le célébrer.
Nous, qui avons projeté ce Cahier, nous aurions souhaité participer à cette sorte de fête par quelque initiative. Nous n’y sommes pas parvenus. Aussi c’est avec grand plaisir que nous comblons cette absence, tout en sachant qu’un auteur de l’envergure de Racine n’a guère besoin d’anniversaires pour qu’on se souvienne de lui. Sa fortune critique, de même que les diverses perspectives qui l’ont marquée, répondent à des facteurs absolument indépendants de toute commémoration.

Dans l’après-guerre, et notamment au cours des années soixante du siècle qui vient de s’achever, l’œuvre de Racine est devenue, on le sait, l’un des lieux privilégiés des débats, si ce n’est des conflits, théoriques et méthodologiques, qui agitaient l’époque. Nous sommes loin de ces années, plus loin sans doute que ne l’indique la chronologie. Pourtant, c’est dans ce climat que se sont formés la plupart de ceux qui ont accepté de collaborer à notre projet. Et bien qu’aujourd’hui plus personne n’ait la prétention de plier l’œuvre de Racine à des finalités qui lui seraient étrangères, il nous semble que quelque chose de ces années est encore vivant et agissant. Que l’on étudie le texte, le contexte ou la biographie, l’interprétation reste une exigence toujours prioritaire. D’autre part, il faut reconnaître que la recherche proprement érudite, dans le domaine des études raciniennes, n’a pas offert depuis longtemps des résultats remarquables.

Ce numéro, qui réunit des chercheurs de plusieurs pays, n’aurait pu voir le jour sans l’apport à la fois compétent et discret de Flavia Mariotti et Chetro De Carolis. C’est à elles que vont notre reconnaissance et nos remerciements.